Le Comité Syndical Européen de l’Education (CSEE)

Conférence de mi-mandat du CSEE

Avec pour thème phare « l’avenir de la profession enseignante », la Conférence de mi-mandat du CSEE (Comité Syndical Européen de l’Éducation) aura lieu à Vienne du 25 au 27 novembre avec des modalités de travail alternant séances en plénière et ateliers. 200 participants, 5 langues de travail, anglais, français, espagnol, allemand et russe. Pour le CSEE et ses 129 syndicats membres qui représentent plus de 11 millions d’adhérents du pré-primaire à l’enseignement supérieur et la recherche dans 45 pays d’Europe, nombreux sont les défis à relever.

Dans bon nombre de pays, la profession enseignante souffre d’un manque d’attractivité et son statut n’a cessé de se dégrader durant ces dernières années. Dans le contexte actuel des politiques d’austérité mises en œuvre par certains gouvernements, déclenchées en partie par la crise économique et financière de 2008 et imposées par la Troïka, les syndicats enseignants d’Europe rejettent ces politiques, fruits d’idéologies hostiles à l’accès et au financement publics d’un enseignement de qualité. Ce n’est pas un hasard si on retrouve parmi les campagnes menées, une revendication essentielle, celle de la revalorisation en termes de salaires et de conditions de travail pour l’ensemble des personnels de l’enseignement et de l’éducation en général.

Fait marquant : la question de la revalorisation demeure un axe fort non seulement de campagnes mais aussi de mobilisations. C’est la raison pour laquelle le CSEE a fait le choix de présenter après consultation de ses affiliés, un projet de résolution sur « le profil de la profession enseignante au 21ème siècle ». Seront débattus des thèmes aussi importants que le financement public de l’enseignement dans un contexte où les partenariats publics-privés se multiplient, où les inégalités sociales touchent de plein fouet élèves et étudiants. Quand la Commission européenne promeut une vision étriquée de l’enseignement et feint d’ignorer le rôle des services publics, en particulier celui de l’éducation comme facteur de cohésion sociale et de croissance économique, il ne reste plus aux syndicats enseignants qu’à se battre sur le terrain. Parce que la réussite des élèves et des étudiants partout en Europe est liée à la situation et aux conditions d’exercice des personnels. Débattre des problèmes et des défis communs : nul doute que les 200 délégués s’y emploieront aussi pour la reconnaissance des syndicats comme piliers d’une société démocratique.

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