comités hygiène sécurité et conditions de travail

CHSCT ministériel Déclaration FSU du 7 janvier 2014

D’abord, nous souhaitons formuler des vœux pour que
cette année 2014 soit bénéfique aux élèves comme aux personnels, et donc bénéfique à l’ école de la République.
Si des améliorations ont été apportées, notamment en terme de créations de postes, il reste beaucoup à faire pour que les conditions de travail des personnels changent réellement.

Depuis des années, les « statuts » ont été l’objet d’attaques et de remises en cause récurrentes. Pour la FSU, il est fondamental de défendre et promouvoir l’esprit statutaire tout en portant un ensemble de revendications pour l’amélioration des textes réglementaires qui fixent nos missions et nos conditions d’exercice. De celles-ci dépendent pour une large part l’amélioration des conditions de travail, la qualité du travail lui-même, le respect des identités professionnelles

C’est dans cet esprit que les syndicats de la FSU se sont engagés dans les discussions ouvertes par le ministre pour faire émerger des principes de réécriture qui respectent nos métiers, améliorent nos conditions de travail, d’emploi et de rémunération.
Nous ne pouvons travailler efficacement en CHSCT que si l’ensemble de la politique du ministère est orientée vers l’amélioration des conditions d’exercice des professionnels, au service des élèves, et notamment des plus en difficulté.

La FSU formule également le souhait que l’accord RPS qu’elle a signé se traduise le plus rapidement possible en mesures dans notre ministère, de même nous espérons une parution rapide du décret afin que pour la rentrée 2014, les moyens alloués soient mis en place dans la clarté et l’égalité de traitement.

Des concertations sur la pénibilité et la qualité des conditions de travail ont commencé à la Fonction Publique.Faute d’avoir pu participer à la dernière enquête SUMER, l’ Education Nationale - dans la diversité de ses professions et situations de travail - est mal connue.
Pourtant, les personnels subissent diverses formes de pénibilité. TMS et RPS sont le lot de nombreux collègues. La prévention primaire est donc une absolue nécessité. Mais Le ministère de l’ Education Nationale doit aussi peser dans les discussions interministérielles pour que la pénibilité de nos métiers soit reconnue.
La question des fins de carrière se pose aujourd’hui avec encore plus d’acuité qu’hier et il nous paraît important que le CHSCT se saisisse de cette question.
L’école numérique supposera des modifications importantes des conditions d’exercice des différents métiers. Il est urgent de travailler à des préconisations pour mettre en place la prévention primaire.

Le management est une question cruciale dans un ministère aussi déconcentré ,et il faut accentuer les efforts de formation des chefs de service et autres hiérarchies intermédiaires, réfléchir aux modalités de prises de parole des personnels sur leur travail (sujet qui vient en concertation à la Fonction publique mais que nous devons aussi étudier ici, en raison de la spécificité de notre ministère).
Nous souhaitons que la question de la médecine de prévention -certes difficile- soit traitée avec énergie et volonté d’aboutir, et la FSU rappelle qu’un groupe de travail avait été prévu sur le sujet.

Enfin, la FSU souhaite rappeler que les méthodes qui ont prévalu à la mise en oeuvre de la réforme des STI, a conduit à la situation que nous connaissons aujourd’hui,avec une grande souffrance des enseignants, que certains continuent à minimiser.Cela doit conduire le ministère à améliorer le dialogue social, entendre la parole des personnels, et comme les textes le prévoient à consulter le CHSCT avant toute réforme qui modifierait substantiellement les conditions de travail.

Autres articles de la rubrique comités hygiène sécurité et conditions de travail